Des packagings qui emballent

La tendance dans l’emballage, c’est d’en avoir le moins possible. Si celui-ci est souvent pratique, le sur-emballage l’ai généralement beaucoup moins.

Ces emballages représentent pas moins de 22% des 391kg d’ordures ménagère générées par an et par habitant en France (source : Ademe 2008). On comprend alors que sur ces 86kg il reste du travail à faire. Au delà des déchets, les emballage émettent également du CO2 nécessaire à leur production. En réduisant donc leur présence, on réduit les déchets et les émissions de gaz à effet de serre.

Revenons dans un premier temps sur les fonctions du packaging (emballage et suremballage):

La première est marketing : l’emballage ou le suremballage sert à différencier le produit, à susciter l’achat d’impulsion, donner l’envie au consommateur.

La seconde est logistique : c’est très souvent sur le packaging que l’on retrouver toutes les mentions légales et l’indispensable code à barre. Mais aussi il aide au stockage.

Cependant ces deux fonctions peuvent très bien se retrouver sur le produit lui même ou le simple emballage.

Ce remodelage de l’emballage s’opère par différentes méthodes :

  • La suppression : essentiellement valable pour le sur-emballage. On garde le contenant du produit mais les deux fonctions du packaging se trouve toujours sur le produit. C’est l’exemple au rayon ultra frais avec les MDD ou les marques nationale (Danone) qui suppriment le carton qui entoure les pots
  • L’allègement : On agit dans ce cas sur le poids de l’emballage uniquement. C’est ce que font maintenant les producteurs de champagne, d’un commun accord leurs bouteilles s’allègent de 65g pour ne peser que 835g. Idem pour Alter Eco qui réduit le grammage du carton d’emballage de ses tablettes de chocolat de 7%.
  • La massification : valables pour les ventes en vrac. Très courantes dans les magasins spécialistes du bio, cette pratique ce généralise notamment chez Auchan (comme dans son tout nouvel hyper au Kremlin Bicêtre) ou en test chez certains Carrefour.
  • La diminution : certains produits précédemment couvert dans leur totalité le sont maintenant partiellement. Mr Bricolage ne recouvre d’un étuis plastique que les poils de ses pinceaux.

Les économies d’emballage agissent directement sur le coût de fabrication des produits, de l’ordre de 2 cents par pack pour Danone, et 1,5 cents par tablette pour AlterEco. Insignifiant à l’échelle d’un produit, ces économies se chiffrent en millions d’euros pour les producteurs qui les investissent principalement dans leur outil industriel.

Pour info, voici le Top 5 des industriels de l’emballage en France (classé par CA, source Emballages Magazine Déc. 2008)

  1. Tetra Pak (Suède)
  2. Alcan / Rio Tinto (Canada)
  3. Saint Gobain (France)
  4. Crown (Etats Unis)
  5. Groupe Gascogne (France)

C’est pour répondre à une demande de consommation mais surtout un besoin écologique que les industriels voient leurs volumes d’emballage à la baisse. Le besoin est incontestable, la demande, elle, reste a démontrer car ces initiatives prises en exemples ne sont pas les premières et leurs ainées n’ont pas toujours porté leurs fruits. L’avenir nous dira donc si la prise de conscience est effective chez les consommateurs ou juste une tendance. A cette interrogation Emballages Magazine apporte des éléments de réponse dans son article : « Les français veulent des emballages pratiques« .




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