Cora fait son entrée sur les drives

Dernier grand acteur de la distribution alimentaire français, la chaîne de hypermarché de Provera se lance sur le marché bataillé des drives. Lancé par Auchan il y a 10 ans, ce mode de distribution permet au client de passer leur commande via Internet et venir prendre celle-ci à un horaire convenu sur un site dédié. Le but, éviter le temps de course et la queue des caisses.

A ce jour se sont positionnés Auchan Drive, Leclerc Express Drive, Casino, Carrefour, Casino, Intermarché et Système U mais tous ne sont pas au même stade de développement voir de réflexion car tous ne sont pas sur que ce concept soit un relais de croissance garanti. Si Leclerc a déjà plus d’une trentaine de point de ramassage, d’autres comme Intermarché qui en possède a peine une demi douzaine. Chronodrive, le pure player en est à une vingtaine de sites et prévoit d’en ouvrir 4 au sud et un au Nord Est. Cora inaugurera 4 points de vente d’ici à la semaine prochaine tous localisé dans le quart nord est de la France. Rien d’étonnant de la part d’une enseigne très centralisé autour de cette zone géographique.

2 méthodes s’opposent autour de cette technique du Drive. La plus lourde consiste à créer de toutes pièces un site d’entreposage et une réception. Cela implique de lourd investissement de départ, la recherche d’un espace libre et stratégiquement localisé et enfin le recrutement de personnel 100% drive.

La méthode la plus souple consiste à accoler ce service à un magasin existant. Dans ce cas les personnes qui préparent les courses et charge la voiture sont celles du magasin. C’est la méthode privilégiée à ce stade du développement du concept. Système U en a fait très bon usage puisqu’il est passé de 29 unités début 2009 à 180 en fin d’année.

Reste à voir si les courses en 5 minutes et sans surcoût vont convaincre les français. Ainsi présenté il n’y a pas de doute, mais ce qui risque de les freiner c’est la contrainte de la commande en ligne. Longue et pas toujours évidente pour la première fois elle risque d’en décourager plus d’un, à l’instar des Cybermarchés. Quant à la liste de courses type, elle peut vite devenir rébarbative et limiter les consommateurs dans la variété.




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