Les Français mangent Bio

Alors que le marché du bio alimentaire brasse en 2009 28% de chiffre d’affaires de plus qu’en 2008, soit plus de 3 milliards d’euros, ce segment ne représente qu’à peine 2% de la consommation alimentaire (+0,3 pt).

DES CONSOMMATEURS DE PLUS EN PLUS NOMBREUX …

En France, la part des français, consommateur de produit bio au moins une fois par mois approche les 50%, ils sont 46% en 2009, c’est 2 points de plus qu’en 2008. 26% en consomme au moins une fois par semaine, et près de 1/10 quotidiennement.

Mais qui sont ces consommateurs. Les couples de plus de 50 ans et disposant de revenus élevés représentent 42% du chiffre d’affaires du bio, dépensant en moyenne 403 euros par an à raison de 60 actes d’achat alors que la moyenne nationale se trouve à 11 actes d’achat.

AVEC 2 MOTIVATIONS PRINCIPALES

Deux grandes motivations se détachent pour expliquer l’achat du bio chez les français : en premier lieu, cité dans 95% des cas (+1 pt), l’intention de préserver sa santé, suivi de très près par celle de préserver l’environement (94% +8pts). L’ethique enregistre une plus forte progression (10 pts) mais ne concerne que 72% des interrogés.

LES PLUS GROS MARCHES BIO

Épicerie/Boissons et Crèmerie sont les 2 plus gros marchés du bio et ceux qui connaissent les plus fortes progression, respectivement 28 et 16%, suivi de près par le 3èm marché des Fruits et Légumes.Les deux poids lourds du segment bio représentent à eux seul près de la moitié du CA du bio (46%). (Voir détail du CA par marché sur le tableau ci-après).

LES CIRCUITS DE DISTRIBUTION SPECIALISES

pdmcircuitbio2009Seul circuit à voir sa part de marché augmenter, la grande distribution alimentaire s’approprie 45% des ventes, c’est 3 points de plus qu’en 2008. Deuxième les réseaux spécialistes s’octroie plus d’un quart du marché (26,5%) (-0,8 pt) alors que les producteurs et spécialistes indépendants disposent chacun de 12% des PDM en perte respectivement de -1,3 et -0,7 pt).

En Valeur, la GSA génèrerait près de 200 millions d’euros de chffre d’affaires que les spécialistes (indépendants ou en réseau). Cependant les grandes enseignes alimentaire pratiquant des prix plus agressifs (Cf. Les 50 produits bio Auchan à moins d’un euro), celles-ci doivent générer des ventes volumes bien supérieurs à leurs concurrents spécialistes pour palier à la différence de prix de vente.

Si le CA des spécialistes supplante celui des grandes surfaces pour l’épicerie/boissons et les fruits et légumes, la GSA dépasse ceux-ci dans bien des marchés, notamment le 2ème marché le plus important, celui de la crèmerie. Mais là où le rapport de force est le plus marqué, c’est sur la viande bovine qui se vend 10 fois plus en grande surface.

On peut donc dire qu’en 2010, le marché Bio s’est démocratisé sans être pour autant un marché de masse. Dans son numéro du 10 juin LSA propose un dossier complet d’une trentaine de pages dans lequel vous trouverez plus d’information et connaitrer les 9 defis du marché identifié par le magazine.




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