Les consommateurs passent de plus en plus de temps sur mobile … mais où ?

Une étude de l’agence de marketing mobile Flurry a révélé qu’entre Décembre 2011 et Décembre 2012 aux Etats-Unis,  le temps passé par les utilisateurs d’application mobile de shopping (Android et iOS confondus) a connu une croissance plus importante que n’importe quel autre type d’application.

Ainsi, le temps passé dans les applications de commerce (distributeur, deals, comparateurs) a de manière générale augmenté de 274% entre ces deux périodes (là où sur l’ensemble des applications, il a augmenté « seulement » de 132%). Plusieurs facteurs expliquent cela : le niveau de maturité des utilisateurs ainsi que leur nombre croissant, l’augmentation de la qualité des applications, … Mais c’est une bonne chose car cela signifie que les gens prennent de plus en plus conscience de ce nouveau phénomène qu’est le m-commerce et s’y habituent de plus en plus. Les applications de distributeur ont, elles, connu une augmentation de +525% !

Etude-M-commerce-Apps-and-mortar-economy-applications-mobiles-de-mcommerce

C’est énorme, quasiment le double de la moyenne, et cela place ce type d’applications en tête du classement des services de shopping selon leu temps de consultation (elles gagnent 12 points au passage) . Les applications type ‘marketplace’ (eBay par exemple) et de deals perdent quant à elles du terrain (-5% et -7% respectivement).

Etude-M-commerce-Apps-and-mortar-economy-applications-mobiles-de-mcommerce-pourcentage-de-temps-passe

Plutôt pas mal pour les distributeurs, mais qu’est-ce que cela signifie ? Le m-commerce rentre de plus en plus dans les mœurs des gens et est en train d’exploser, ce n’est plus une surprise. Il est donc normal que le temps passé augmente, l’utilisation se fait plus mature, plus servicielle et est moins orientée découverte, les gens l’utilisent vraiment et qui plus est les comparaisons se sont faites aux périodes de fête et donc traditionnellement de shopping.

Cependant sur une application de distributeur, le but est de prolonger l’expérience des courses (avant ou après) avec tout le process qui s’y applique, voir de faire ses courses sur le mobile : j’ai ma liste de course, je prend le temps de regarder, de choisir, puis, potentiellement, de payer. C’est par nature assez long et dépend de la liste de base. Or pour une application de deals ou de comparaison, l’utilisation est tout autre, la plupart des utilisateurs ont un produit précis en tête voire n’en ont pas et flânent juste. Ils consultent l’application en situation de mobilité, d’urgence (situation d’attente, je regarde ce que je peux acheter à mon frère pour son anniversaire et hop !), il n’en résulte pas forcément d’acte d’achat mais plus un acte informel qui ne s’étend pas dans la durée contrairement aux courses (même sur mobile je ne fais pas mes courses chez le médecin, mais je peux me renseigner sur un produit).

La différence de temps passé, même si elle est intéressante et importante est en réalité logique et dépend des différences d’utilisation qui sont liées à ces applications. Il aurait été cependant intéressant d’utiliser d’autres variables tels les taux de retour, taux de conversion (acte d’achat), … pour avoir une vue qualitative plus complète de ces différentes applications de shopping. Une grande tendance qui se dessine actuellement est le ‘mobile to store (je regarde sur mobile puis j’achète en magasin physique). Cette étude souligne ce nouveau phénomène (les gens prennent du temps à regarder les produits de leur liste de course)  mais sans réellement l’affirmer (se déplacent-ils ensuite ?), même si on peut le deviner (le paiement sur mobile est encore à la traîne).

En tout cas, les gens passent du temps sur les applications, de plus en plus de temps et c’est une bonne chose de le savoir et de l’intégrer et intégrer ce nouveau mode de shopping…

Source : Flurry mobile 2013




Il est 1 commentaire

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  1. Claude Nahon

    Article qui met bien avant le potentiel du « web-to-store », ici avec une de ses composantes : le « mobile-to-store ». Dans ce cadre, les distributeurs ont leur carte à jouer en développant leur propre application. De plus, l’existence et la mise en valeur, dans une stratégie cross-canal, d’une telle application permet de tirer profit du showrooming plutôt que d’en être une victime passive !

    Claude Nahon
    Président Europe, Mood Media Corporation


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