Lancement de la 1ère marque anti-gaspi !

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Remplissez un stade de France à raz bord, puis deux, puis trois, … en fait remplissez en 17 et vous aurez le volume d’aliments gaspillés chaque année dans l’Hexagone. Un match perdu d’avance ? « Non » selon les créateurs de la première marque anti-gaspi : Les Gueules Cassées.

2014 a vu exploser le nombre de démarches destinées à limiter le gaspillage des produits de consommation. 2015 continue sur cette lancée. Tout comme les fruits et légumes moches d’Intermarché, les Gueules Cassées avaient fait parler d’elles en avril pour la vente de leurs fruits et légumes de catégorie II vendus à des prix 30 % inférieurs. Chez Leclerc, Monoprix, Auchan, etc. les fruits et légumes traditionnellement écartés des circuits de distribution pour délit de sale gueule avaient trouvé, l’espace d’une opération, une place sur les étals. Nicolas Chabanne et son partenaire souhaitent donner de l’ampleur à cette démarche et lancent une marque transversale dédiée à ces produits non conformes aux standards. Et qui ne se limite pas seulement aux fruits et légumes. Tous, resteront à un prix 30% inférieurs à la moyenne, ce qui n’enlève rien à leur bon goût !

40% de la nourriture produite au niveau monde, et c’est valable en France, est non consommée.

Nicolas Chabanne, co-créateur de la marque Gueules Cassées

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Pour soutenir leur initiative, les entrepreneurs font appel à notre conscience environnementale et misent sur notre mobilisation au travers une collecte de fonds sur un site de crowdfounding  www.kisskissbankbank.com. L’objectif fixé à mars est de 30 000 euros. La moitié du budget servira au développement des deux nouveaux produits ainsi qu’à leurs outils de vente et de promotion.

Ces deux premiers produits seront un camembert au lait cru, pas tout à fait lisse et des céréales un peu trop grosses, petites ou foncées pour être acceptées par les cahiers des charges des produits standards.

L’entreprise précise que si les fonds excèdent l’objectif fixé, elle sera en mesure d’élargir son portefeuille de produits.

Cette démarche ne va certainement pas éradiquer le gaspillage alimentaire mais elle peut d’ores et déjà empêcher les 8 % de rebut écartés à la production pour aspects non conformes. N’oublions cependant pas que 2/3 du gaspillage est du fait des consommateurs et non pas des producteur et industriels !




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