Pourquoi les enseignes de distribution jouent aux chaises musicales

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26 magasins Dia vont être récupérés par le groupe Casino, a-t-on appris fin juillet. Une cession imposée par l’Autorité de la concurrence suite au rachat de l’enseigne espagnole par Carrefour fin novembre 2014. Cette cession est assez ironique quand on pense qu’après la prise de contrôle total de Monoprix l’an dernier, Casino avait dû céder 55 magasins à Paris, la plupart sous enseigne Franprix. A l’époque, c’est Auchan qui en avait principalement profité, en s’emparant de 28 magasins pour développer son réseau de proximité A2Pas.

Aujourd’hui, sur les 56 cessions de magasins Dia imposées à Carrefour, 26 reviendront donc à Casino et 17 à Auchan. Georges Plassat, le PDG de Carrefour, a indiqué qu’il comptait conserver environ 642 magasins Dia sur les 800 qu’il a acquis. D’autres mouvements sont donc à prévoir. Carrefour entend d’ailleurs faire carrément disparaître Dia, trop « hard discount » pour les faire passer sous les marques propres du réseau de proximité de Carrefour (Carrefour City, Market ou Contact).

 Cette valse des enseignes est loin d’être finie. Le mouvement de concentration récemment annoncé (Carrefour-Cora, Auchan-Système U, Intermarché-Casino…) pourrait bien aboutir à des échanges, cessions ou rachats de magasins, même si pour l’instant les synergies se limitent aux centrales d’achat. « Des chevauchements de zones de chalandises entre partenaires ne peuvent être exclus pour un nombre significatifs de magasins », estimait pudiquement l’Autorité de la concurrence dans un avis publié en avril 2015.

Question subsidiaire : qui paye ces rénovations et changements de concepts à répétition ? Les enseignes elles-mêmes ? Les franchisés ? Les fournisseurs à travers des « remises spéciales » ? Ou… les consommateurs ?




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