Carrefour s’achète le site Rue du commerce

Carrefour-Rueducommerce

Le chariot de Carrefour est bien plein pour cette semaine : le distributeur français est en « négociations exclusives » pour racheter le site de vente en ligne Rue du Commerce à la foncière Altera Cogedin. Fondé en 1999, ce site à l’origine spécialisé sur l’informatique, s’est peu à peu élargi à tous les secteurs grâce à sa marketplace (hébergement de marchands tiers). Et c’est justement pour se renforcer dans le non-alimentaire que Carrefour a mis la main au portefeuille. Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé mais selon le site JDN, il devrait être compris entre 20 et 30 millions d’euros. Une bonne affaire pour le distributeur puisque qu’Altarea avait payé 100 millions d’euros pour se l’offrir en 2102. « Avec près de cinq millions de visiteurs uniques par mois, Rue du Commerce est un acteur de référence en France de l’e-commerce non-alimentaire s’appuyant sur une marque forte, un trafic significatif et une base clients importante », se félicite Carrefour.

Des synergies à prévoir

En juillet, lors de la présentation des résultats semestriels du groupe, Georges Plassat, son PDG, avait prévenu vouloir « entrer dans le digital avec plus de vaillance pour que ce soit complémentaire aux magasins ». Il va lui falloir mettre les bouchées doubles pour rattraper son rival Casino avec son site Cdiscount et ses 10,5 millions de visiteurs par mois. Ironie du sort, le PDG de Casino avait investi 3 millions d’euros dans Rue du commerce en 2010. Cependant, Carrefour dispose déjà d’un solide volume de vente en non-alimentaire avec ses site Carrefour.fr, Carrefour Voyages et Carrefour Spectacles.

L’opération préfigure déjà les synergies entre les deux groupes. On ne devrait pas tarder à voir apparaître des « corners » de produits Rue du commerce dans les hypers Carrefour, qui constituent aussi des points de retrait idéaux pour le site marchand. Ce dernier devrait aussi bénéficier du savoir-faire et de la puissance de négociation de Carrefour vis-à-vis de ses fournisseurs, et pourra donc regonfler un peu ses marges, écrasées par la concurrence dans le secteur. Reste la question de Pixmania, avec lequel Carrefour s’était associé en 2011 pour toute son activité e-commerce. On peut penser que le partenariat ne va plus durer très longtemps.




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