5 choses à retenir sur la démarque inconnue et le vol en magasin

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Comme chaque année, Checkpoint Systems a publié son rapport mondial sur le vol et les pertes dans le commerce et la distribution. Ce que l’on appelle la « démarque inconnue » et qui reflète la différence entre les ventes que l’entreprise devrait avoir perçues (sur la base de l’inventaire et des achats) et le montant réellement perçu. La différence tient en grande partie aux vols commis dans les magasins, mais recouvre également les fraudes, les défaillances comptables ou les mauvaises pratiques de gestion des stocks.

Voici les cinq points-clés que nous avons retenu.

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Sur les 24 pays analysés par Checkpoint, la France occupe la 3e meilleure place.

1/ La France parmi les meilleurs élèves

Notre pays est le troisième pays le plus vertueux sur les 24 étudiés. La démarque inconnue y représente 0,81% du chiffre d’affaires total, soit 4,61 Mds € tout de même en 2014-2015. La France se trouve juste derrière la Norvège et la Suisse, deux pays renommés pour leur bon respect des règles. Mieux, le chiffre est en forte baisse par rapport à l’année précédente où la démarque inconnue s’élevait à 1,09% du CA. Une amélioration qui s’est accompagnée « d’une hausse des dépenses de sécurité« , précise Checkpoint Systems. Les hypermarchés ont par exemple investi 1,65% de leur chiffre de ventes pour prévenir ce risque.

2/ Trois quarts des pertes liées au vol

Si le vol est la première source de démarque, les clients n’en sont pas les premiers inculpés : les employés des magasins les surpassent d’une tête. Ces derniers sont responsables de 39% de la démarque inconnue tandis que les vols à l’étalage comptent pour 38%. Ce premier pourcentage a même fait un bond de 11 points par rapport à l’année précédente. Il est vrai que le vol interne est à la fois plus compliqué à détecter et à prévenir, sans que la surveillance des salariés ne vire au « flicage ». Et étonnamment, il semble relativement peu préoccuper les distributeurs, qui concentrent la majeur partie de leurs efforts de sécurité sur le vol à l’étalage. Restent les pertes administratives (16% des pertes) et les fraudes fournisseurs (7%), en baisse notable.

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Le vol des employés représente 39 % de la démarque. Il gagne 11 points en un an.

3/ Les voleurs préfèrent les objets petits à cacher

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Les alcools restent les produits de grande consommation dont la démarque inconnue est la plus importante en valeur.


Les marchandises les plus volées ne sont pas forcément les plus onéreuses. Car une télévision HD, c’est lourd et plutôt difficile à dissimuler sous le manteau. A l’inverse, les piles, les accessoires pour portables et les produits de maquillage sont à la fois faciles à glisser dans une poche, populaires et prêts à la revente. Dans l’alimentaire, les vins et alcools sont les premières cibles des voleurs. Les grands magasins sont pourtant de plus en plus nombreux à enfermer les grands crus sous armoire vitrée. A quand le même sort pour la viande fraîche et le fromage, également dans le peloton de tête des articles les plus volés ? Quand à la mode, il faut croire que les voleurs arrivent pieds nus dans les magasins pour repartir avec des chaussures neuves aux pieds.

4/ L’hiver est la saison préférée des voleurs

L'hiver concentre 46 % de la démarque observée dans la distribution en 2014/2015

L’hiver concentre 46 % de la démarque observée dans la distribution en 2014/2015


Effet cadeaux de Noël ? L’hiver concentre à lui seul 46% des pertes annuelles dans la distribution. D’abord car le vol interne y est facilité par un plus grand nombre de manipulations durant les périodes de fêtes de fin d’année. Le vol à l’étalage est lui aussi plus courant, « du fait de la grande fréquentation des magasins et de l’accessibilité des produits », explique Checkpoint Systems. Un long manteau ou une grosse doudoune sont également plus pratiques pour dissimuler un produit qu’un mini short et un débardeur. Autre période à risque pour les distributeurs, les soldes de printemps et d’automne, où les articles sont là encore très manipulés, très accessibles et souvent moins bien protégés par des systèmes antivols par exemple.

5/ Antivols et caméras de surveillance, systèmes de sécurité préférés des enseignes

Il faut distinguer les solutions de prévention à l’échelle des magasins et à l’échelle des produits. Dans le premier cas, la vidéosurveillance a la préférence des directeurs de magasins : 76% d’entre eux y ont recourt selon Checkpoint Systems, dont 57% déléguant ce service à un prestataire extérieur. Le bon vieux vigile baraqué à l’entrée et les alarmes équipent respectivement 61% et 60% des boutiques. Au niveau des produits, les étiquettes et autres accessoires antivols sont utilisés par 73% des enseignes, suivis des boîtiers sécurisés (44%). Checkpoint Systems alerte aussi sur le manque d’inventaires réguliers des stocks, puisque moins de la moitié des enseignes en effectue au moins un par mois. Pas étonnant que certains aient du mal à apprécier à temps des anomalies comptables.




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