La folie PokemonGo s’empare de la grande distribution

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Impossible d’échapper à la déferlante PokemonGo, le jeu smartphone de Nintendo qui consiste à capturer des Pikachu et autres créatures virtuelles dans les rues et les lieux publics. Le jeu, dont la sortie en France a eu lieu ce week end, a déjà battu tous les records aux Etats-Unis. Le 12 juillet, il générait plus de revenus que tous les autres jeux mobiles réunis et l’application est désormais plus utilisée que Twitter, rapporte LeMonde.fr.

Les grandes enseignent ont rapidement flairé le bon filon pour rameuter des clients en magasin et n’ont même pas attendu la sortie officielle du jeu en France (on peut déjà jouer moyennant une petite manipulation sur son smartphone).

Monoprix a organisé une « chasse aux Pokemon » le 22 juillet à Paris, avec à la clé des kits du parfait « dresseur » comprenant crème solaire, pansements pour les pieds, brumisateur, barre de céréales et batterie de recharge pour son téléphone. D’autres kits seront à gagner sur Facebook cette semaine.

Carrefour aussi organise son concours de plus belles captures PokemonGo dans ses rayons.

Les autres, à l’instar d’Intermarché,  se contentent de signaler les Pokemon cachés dans leurs allées.

Sans oublier les Drive, comme Auchan

Mais finalement, les services de communication n’ont pas vraiment besoin de se fatiguer, puisque les utilisateurs se chargent eux-mêmes de faire le relai.

Un puissant relais web-to-store ?

Ce n’est qu’un début. Car bientôt les magasins pourront payer pour se voir attribuer des Pokemon à implanter dans leur point de vente. Au Japon, McDonald’s est ainsi devenu le premier sponsor officiel de l’application et accueillera des « Pokestop », où les joueurs peuvent bénéficier d’accessoires  virtuels pour les aider dans leur course aux Pikachu. Autre possibilité : acheter des « leurres »,, donnant l’illusion qu’une endroit est truffé de Pokemon.  A New York, une petite pizzeria affirme avoir boosté ses ventes de 75% après avoir placé de tels leurres dans son restaurant.

Matthieu de Fayet, le directeur des partenariats de Niantic (l’éditeur du jeu) s’enflamme même en expliquant que PokemonGo a le pouvoir de « réenchanter l’expérience de shopping ». Diable ! Voilà des années que les équipes marketing se remuent les méninges pour savoir comment faire revenir les clients dans les points de vente physiques. Et voilà qu’on leur offre sur un plateau une occasion en or.

Les enseignes feraient toutefois bien de se méfier et de ne pas suivre aveuglément le phénomène de mode. Selon Nielsen aux Etats-Unis, le jeu provoque un phénomène de rejet chez 22% des personnes, un taux particulièrement élevé, met en garde l’institut d’études. Autre écueil : l’attitude frisant la grossièreté et l’imprudence, qui ne manque pas d’agacer certains. Plusieurs accidents de voitures ont été provoqués par des « dresseurs » essayant d’attraper des Pokemon, une personne est tombée d’une falaise et deux adolescents se sont perdus au fond d’une grotte, mobilisant de gros moyens de secours.




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