Protéger un hashtag, c’est possible. Mais est-ce utile ? (article sponso)

Hashtag-orange

Popularisé par Twitter, puis élargi aux autres réseaux sociaux (Facebook, Instagram, etc.), le hashtag, ou mot-dièse, fait désormais parti du mode de communication de beaucoup d’internautes voire au-delà de la simple webosphère. Pas surprenant qu’il suscite de plus en plus d’intérêt de la part des entreprises et leurs marques.

Devant l’engouement de ce nouvel outil de conversation, de nombreuses entreprises ont saisi l’opportunité du hashtag pour leur prise de parole, et ce quelque soit le secteur d’activité.
Si les hashtags les plus renommés trouvent souvent leur origine auprès de particuliers, certaines marques ont réussi le pari de lancer avec succès un hashtag. C’est le cas de Monoprix avec son opération pour la Saint Valentin #uncrushchezmonoprix, ou encore Oreo avec sa campagne #doyouspeakoreo.

Certaines ont même jugé utile de protéger leur hashtag. Car oui, c’est possible !
L’INPI le confirme (lire #Toutsurlehashtag), un hashtag peut être protégé en tant que marque puisqu’il entre dans la définition de celle-ci : « dénomination sous toutes les formes telles que : mots, assemblages de mots, noms patronymiques et géographiques, pseudonymes, lettres, chiffres, sigles ».

+30 % de dépôts de hashtag

Plusieurs observateurs ont ainsi remarqué un fort développement du nombre de hashtags désormais protégés. C’est notamment le cas de #likeagirl, enregistré par Procter&Gamble, pour sa vidéo virale Always. Ou encore le Français Daunat, avec #Daunatoncopain et Daunattitude enregistrée en février 2017.
Les dernières études, comme celles de Manageo, répertorient 125 marques déposées sur le modèle du hashtag en 2017 en France. Un chiffre, avouons-le, est dérisoire en comparaison du nombre de marques déposées sur la même période. 90 500 selon l’INPI. Il reflète cependant le développement du phénomène, car c’est 30 % de dépôts de mots-dièses en plus que l’an dernier. Rappelons aussi que le premier dépôt de hashtag en France remonte à 2011 seulement. Après une croissance exponentielle entre 2011 et 2015, le nombre de dépôts avec hashtag s’est stabilisé en 2016 en France, et semble de nouveau repartir à la hausse.

Pour la petite histoire, « Hashtag », en toutes lettres donc, a aussi été déposé une cinquantaine de fois d’après la base INPI. Seul, avec ou sans le dièse, ou en complément d’un autre mot comme « Hashtag avocats ». Plus surprenant, « Hashtag France » a même été déposé par le parti politique du Front National, ce 12 avril (devenu depuis Rassemblement National) !

Caractère viral et éphémère

En France, l’engouement pour le dépôt de mots-dièses comme marque reste modeste en comparaison à d’autres pays. L’Hexagone n’a mis qu’un an à emboiter le pas aux États-Unis, les précurseurs. Il a cependant depuis été largement devancé par le Brésil ou encore l’Inde. Mais alors faut-il déposer son hashtag ou non ?

La particularité du hashtag, c’est son caractère viral et éphémère. Si son utilité n’est plus à démontrer, l’intérêt de la protection est plus discutable, sans présenter une réelle contrainte. Déposer une marque en France coûte quelques centaines d’euros et se fait en peu de temps. Le dépôt nécessite quelques minutes seulement et la publication est effective en 3 à 6 semaines (la procédure complète incluant les éventuelles contestations peut s’étirer jusqu’à 12 mois, 6 mois sans contestation). Alors pourquoi s’en priver ? La tâche qui nécessite en revanche plus de réflexion, c’est la détermination du hashtag lui-même (lire. Comment lancer un hashtag pour votre marque ?).

Pour les néophytes ou ceux qui sortiraient de 9 ans de coma, le hashtag désigne une suite signifiante de caractères sans espace et introduit par un dièse (# hash en anglais). Il fait aujourd’hui office de mot-clé. A l’origine cliquable pour permettre aux internautes de trouver d’autres occurrences de celui-ci, il apparaît désormais sur des supports comme la télévision pour inciter les visionneurs à échanger sous ce thème.



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