Le dessert végétal a le vent en poupe

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La situation semble délicate pour les marques de yaourts et de desserts frais avec une baisse des ventes respectivement de 0,5% et 1,3% en valeur et de 2,3% et 1,9% en volume en 2018.

Fort heureusement, plusieurs poches de croissance existent sur le marché. Tout d’abord le bio : occupant 4% du marché en volume, il a enregistré l’année dernière une croissance de 14% en volume et de 18 % en valeur. Il y a également les produits à base de lait de chèvre ou de brebis en croissance de 16,4% en valeur et de 18,1% en volume et enfin les alternatives végétales qui ont commencé à prendre de l’ampleur depuis 1 an. Cette catégorie pèse plus de 90 millions d’euros et a enregistré un taux de croissance de 7,8%.

Tour d’horizon de ces offres, alternatives à la protéine animale.

Le précurseur de ce marché reste bien-sûr Sojasun, la marque du groupe Triballat Noyal. Mais depuis quelques temps, les offres se multiplient sur ce segment, témoignant d’une réelle opportunité : 1,5 million de nouveaux amateurs en trois ans et 34 % des foyers comptent au moins une personne souhaitant limiter sa consommation de protéines animales.

Danone, l’un des premiers distributeurs mondiaux de produits laitiers, souhaite également s’attaquer à ce créneau. En 2016, la société a acquis WhiteWave, le leader américain des produits laitiers bio et des boissons végétales pour 12,5 milliards de dollars. La marque Alpro du groupe s’est tout d’abord lancé dans les boissons végétales en 2015 avant de s’attaquer à l’ultra-frais en avril 2018, avec une quinzaine de références désignées comme riches mais avec une faible teneur en sucre et en acides gras saturés. L’ambition d’Alpro est forte : doubler les ventes d’ultra-frais végétal d’ici à 2023.

Quand à Charles & Alice, à l’origine sur le marché des compotes fraîches, la marque a lancé en avril 2018 une nouvelle gamme composée de cinq desserts au lait de coco, d’amande et de noisette avec une teneur en fruit à hauteur de 40%.

Andros, qui se targue de posséder l’expertise du fruit, a également lancé avec « Andros gourmand et végétal », sept références au lait de coco ou d’amande. « La catégorie des desserts végétaux voit arriver beaucoup d’entrants. Mais nous sommes confiants car nous portons l’expertise du fruit sur l’ultra-frais. Nous visons ainsi le leadership sur cette catégorie d’ici à cinq ans », détaille Arnaud Rapp, directeur général d’Andros végétal.

De plus, avec « Douceurs végétales », les desserts végétaux bio, Bjorg Bonneterre et Compagnie s’affranchit de l’épicerie pour s’attaquer à ce marché.

Michel & Augustin propose également une offre axée gourmandise avec des desserts au lait de coco.

Enfin,Yoplait est le dernier en date à s’être lancé sur le segment du végétal avec « Panier Végétal » au lait d’amande et lait de coco, la version végétale de Panier de Yoplait.

De plus, de petits acteurs sont également à prendre en compte, sont sur le marché : June (groupe Sill), qui a lancé au printemps dernier des desserts à base de riz, de lait d’amande et de lait de coco; St Hubert avec « Les petits plaisirs Soja » depuis 2017, la même année que à bicyclette du groupe Eurial avec des recettes végétales sans soja.


Crédits photos : Sojasun, Alpro, Charles&Alice, Andros, Bjorg, Michel&Augustin, Yoplait, June, St Hubert, à bicyclette

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