Ils misent sur le bio en conversion

bio en conversion

Les agriculteurs en ont fait le constat : pas facile de passer au bio. Il peut même s’agir d’une véritable prise de risque : la nouvelle méthode de production AB qui nécessite un réel investissement entraîne souvent en rendement plus faible qui n’est pas toujours mieux valorisé. Cette perte de profitabilité ne peut être compensée par des aides de l’état que 2 ans après la demande et cette conversion nécessite 3 ans avant de pouvoir être étiquetée Bio.

En parallèle, les distributeurs et les producteurs, face à l’augmentation de la demande, craignent la pénurie de matière bio.

Afin de pallier cela, de nombreux acteurs ont investi dans le Bio en conversion. C’est le cas notamment de Picard, E. Leclerc, Paysan Breton et de d’aucy. Tour d’horizon de ces acteurs qui investissent dans la conversion bio.

Picard, spécialisé dans le commerce de produits surgelés, a lancé en janvier 2019, la filière « en conversion vers l’agriculture bio ». Elle regroupe 21 exploitants situés en Bretagne dont 8 producteurs de petits pois, 3 producteurs de brocolis et 10 maraîchers pour les choux-fleurs.

En février, c’est au tour de E. Leclerc, de lancer via sa marque de distributeur Marque Repère : « Récoltons l’Avenir ». Son premier lancement a été un Jus de pommes français, suivi par un cidre bouché. Les pommes proviennent de la coopérative Les Celliers Associés dont les vergers sont en deuxième ou troisème année de conversion bio.

La marque de coopérative d’aucy a lancé récemment un appel aux consommateurs pour co-créer sa première gamme conversion « Les légumes qui rendent fiers ». Via leur site il est possible, pour les haricots verts, le choux fleur et les petits pois de voter pour certains critères : l’emballage (boîte de conserve ou bocal), l’étiquetage (blanc ou kraft), le canal de distribution (internet, magasin bio, grande surface) et enfin le prix avec la part allant aux producteurs… Une initiative faisant penser à C’est qui le Patron?!

Cette nouvelle gamme sera disponible en automne 2019.

 

Quant à Paysan Breton, la marque s’est lancée en automne dernier dans les légumes bio surgelés. Afin d’accompagner les agriculteurs en conversion, Paysan Breton a créé la campagne « Je prends ou je donne ? » pour laquelle ils communiquent via les packaging de cette nouvelle gamme en offrant 20 centimes aux consommateurs. Ceux-ci ont alors la possibilité de les convertir sous forme de bon d’achat ou de les reverser dans une cagnotte au profit des agriculteurs en conversion bio.

 

 

 

Nul doute que le soutien aux filières en conversion va se développer dans les prochaines années. Si vous connaissez une autre initiative de distributeur ou d’industriel, n’hésitez pas à le partager en commentaire.

 

Crédits photos : Picard, E. Leclerc, Paysan Breton , d’aucy.




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