Marketing PGC

Testé pour vous : le site de la nouvelle boutique épicerie d’Amazon France

Le géant américain Amazon a lancé le 23 septembre une boutique Epicerie et Boissons sur son site français. Une version Beta avec une offre pour le moment plus que limitée et qui risque de dérouter bien des clients familiers des marques françaises. Malgré les 34 000 références annoncées (soit autant qu’un hypermarché !), on a peine à trouver ses produits habituels. A peine deux références de soupe en brique Liebig et Knorr, contre 42 chez Houra par exemple. Au rayon boulangerie, n’essayez même pas de trouver un bête pain de mie Harry’s ou Jacquet, vous tomberez inévitablement sur des cookies, des crackers à l’avoine ou des gressins de marque totalement inconnue. Et pour tartiner, vous aurez surtout du beurre de cacahouète ou du Marshmallow Fluff, une sorte de mousse à la guimauve très populaire outre-atlantique. D’ailleurs, l’offre semble directement calquée sur le site américain sans tenir aucun compte des goûts français. Quant aux prix, on se demande là encore où est passé le superdiscounter Amazon : la bouteille de Coca-cola classique de 1 litre y est vendue 2,78 euros, celle de 1,5 litre étant disponible pour 1,44 euro chez Leclerc Drive. Pas de produits frais non plus, contrairement aux Etats-Unis, où Amazon Fresh a été lancé en 2007. Enfin, ne parlons même pas de l’ergonomie du site, franchement déplorable comparée à celles de ses concurrents e-commerce français. Quand on met un article dans son panier, on revient à la page d’accueil générale d’Amazon et il faut cliquer sur page précédente pour compléter ses courses à l’épicerie. Pas moyen d’enregistrer une liste. La livraison est offerte à partir de 25 euros d’achat et sans montant minimum pour les membres Amazon Premium.

Pour l’instant, donc, pas de quoi effrayer les Leclerc, Carrefour et autres sites de Drive. Amazon affiche pourtant de grandes ambitions dans l’Hexagone. Dans une interview à LSA, le directeur des biens de consommation d’Amazon France Yannick Migotto affirme « acheter au niveau français, des grandes marques, des PME, jusqu’à des petits acteurs émergents » et « proposer une offre large, avec des prix bas, et du service ». On attend de voir.

Quitter la version mobile